Taxe foncière en Seine-Maritime : où trouver les taux de sa commune ?
Le taux de taxe foncière de votre commune se consulte sur le site public de fiscalité locale, qui affiche les taux votés par la commune et l’intercommunalité. Pour anticiper le montant, gardez en tête qu’il s’agit d’un taux global, pas du seul taux communal.

Ces taux publiés se lisent avec prudence. Le taux affiché en ligne n’est pas seulement le taux communal, et il ne correspond pas toujours, à lui seul, à ce que vous voyez sur votre avis d’imposition. Selon l’administration, certaines composantes s’ajoutent au taux de base, et des situations particulières peuvent expliquer un écart entre le taux publié et le taux effectivement appliqué.
À retenir
- Le site public de fiscalité locale des particuliers affiche les taux votés par les communes et les intercommunalités.
- Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, le taux affiché est un taux global, pas le seul taux communal.
- La TEOM est présentée à part et figure sur le même avis d’imposition que la taxe foncière sur les propriétés bâties.
- En cas de commune nouvelle ou de restructuration intercommunale, le taux visible sur la plateforme peut différer temporairement du taux figurant sur l’avis d’imposition.
- La taxe foncière sur les propriétés bâties est due, en principe, par le propriétaire ou l’usufruitier du bien au 1er janvier de l’année d’imposition, avec une règle particulière en cas de vente en viager avec réserve d’usage.
Où consulter le taux de votre commune
Cette plateforme présente les taux de fiscalité directe locale votés par les communes et les intercommunalités. Pour un propriétaire en Seine-Maritime, elle permet de rechercher sa commune et de visualiser plusieurs impôts locaux dans une même logique de lecture.
Vous pouvez également y voir, lorsque l’information existe, le taux de TEOM, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et le taux de taxe d’habitation.
Cette consultation en ligne est particulièrement pratique si vous comparez plusieurs communes de la côte d’Albâtre, par exemple avant un achat de maison de pays ou dans le cadre d’une expertise en valeur vénale liée à une succession ou à un partage.
Ce que le taux affiché comprend réellement
Le point le plus important est le suivant : le taux visible sur la plateforme publique est présenté en vision globale contribuable. Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, il résulte du cumul de plusieurs composantes.
- le taux communal ;
- le taux intercommunal ;
- les taux des syndicats de communes ;
- les taux de taxes spéciales, notamment celle perçue au profit des établissements publics fonciers et d’aménagement ;
- pour l’Île-de-France, la taxe additionnelle spéciale annuelle ;
- le taux de la taxe GEMAPI, lorsqu’elle est instituée par l’intercommunalité.
Autrement dit, la plateforme ne montre pas un chiffre isolé de la commune, mais un taux global censé refléter ce que supporte le contribuable sur le territoire concerné.
La même logique vaut pour d’autres taxes locales. Les taux des chambres d’agriculture, des chambres de commerce et d’industrie et des chambres de métiers et de l’artisanat ne font pas partie de ce calcul.
Pourquoi le taux en ligne peut différer de votre avis d’imposition
Un écart entre la plateforme publique et l’avis d’imposition ne signifie pas forcément qu’il y a une erreur. La fiche de la DGFiP précise qu’en cas de création d’une commune nouvelle ou de restructuration intercommunale, une harmonisation progressive des taux peut être décidée.
Pendant cette période de convergence, le taux appliqué peut donc différer temporairement du taux voté par la commune ou le groupement à fiscalité propre. Dans ce cas, le taux indiqué sur la plateforme n’est pas le même que celui figurant sur l’avis d’imposition.
Comment lire la TEOM sans la confondre avec la taxe foncière
Beaucoup de propriétaires regardent un montant global sans distinguer la taxe foncière elle-même de la TEOM. Pourtant, l’administration les sépare clairement.
Selon Service-Public.fr, vous trouvez sur le même avis d’imposition :
- la taxe foncière sur les propriétés bâties ;
- la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
La TEOM est affichée à part sur la plateforme publique afin de ne pas fausser les comparaisons entre territoires. Cette séparation est logique, car elle finance la collecte des déchets. Le taux de TEOM correspond au taux voté par la commune ou l’intercommunalité, hors zones à tarification spécifique.
Il faut aussi savoir que plusieurs taux de TEOM peuvent s’appliquer dans une même commune, selon les zonages définis. Une collectivité peut voter des taux différents selon l’importance du service rendu, par exemple la fréquence de ramassage, ou prévoir une zone avec un taux spécifique en présence d’une installation de transfert ou d’élimination des déchets.
Enfin, si aucun taux de TEOM n’apparaît sur la plateforme, il est possible que la collecte soit financée par une REOM, c’est-à-dire une redevance d’enlèvement des ordures ménagères. Cette redevance n’apparaît pas dans ce jeu de données, car elle ne fait pas partie de la fiscalité directe locale.
Ce que le taux ne suffit pas à expliquer
Le taux est une information utile, mais il ne permet pas à lui seul de reconstituer exactement votre imposition. Le montant final dépend aussi de la situation du bien et, le cas échéant, d’éventuelles exonérations, réductions ou dégrèvements.
Quelques règles générales aident à mieux lire votre situation :
- la taxe foncière sur les propriétés bâties est due, en principe, si vous êtes propriétaire ou usufruitier d’un bien immobilier bâti au 1er janvier de l’année d’imposition ; en cas de viager avec réserve d’usage par le vendeur, la taxe foncière est due chaque année par l’acquéreur ;
- elle concerne notamment les habitations, bâtiments commerciaux, industriels ou professionnels, ainsi que certaines installations fixées au sol ;
- les baraquements mobiles et les caravanes ne sont pas imposés, sauf lorsqu’ils sont fixés au sol par des attaches en maçonnerie.
Service-Public.fr rappelle aussi que, même si le logement est loué, la TFPB et la TEOM restent dues par le propriétaire. En revanche, la TEOM fait partie des charges récupérables, ce qui permet d’en demander le remboursement au locataire.
Pour un bailleur qui loue à l’année sur la côte d’Albâtre, cette distinction est utile à la lecture de l’avis. Le Cabinet Soudey propose d’ailleurs des logements à louer à l’année et une gestion locative avec PCG Gestion pour les baux d’habitation, ce qui suppose de bien identifier la part récupérable de TEOM sur l’avis fiscal.
Les situations qui peuvent alléger l’imposition
Si vous anticipez votre taxe foncière, il faut garder à l’esprit que le taux affiché pour la commune ne dit rien, à lui seul, de vos droits à exonération ou à réduction. L’administration prévoit plusieurs cas, avec des conditions propres à chaque situation.
Par exemple, Service-Public.fr mentionne :
- des exonérations ou réductions liées à l’âge, à certaines allocations ou au revenu fiscal de référence ;
- une exonération de 2 ans pour certaines constructions nouvelles, reconstructions et ajouts de construction d’un bâtiment à usage d’habitation, à partir du 1er janvier de l’année qui suit la fin des travaux, sous réserve de déclaration dans les 90 jours après la fin des travaux ; la commune ou l’EPCI peut toutefois réduire cette exonération par une délibération spéciale ;
- un dégrèvement possible pour un logement destiné à la location mais vacant, si la vacance est indépendante de votre volonté, dure au moins 3 mois consécutifs et concerne l’ensemble du logement ou une partie pouvant être louée séparément ; pour en bénéficier, une réclamation doit être déposée auprès du centre des impôts du lieu de situation du logement ; les locations saisonnières et les locations meublées sont exclues de ce dégrèvement.
Ces mécanismes n’effacent pas forcément la TEOM. À plusieurs reprises, la fiche officielle précise que certaines exonérations de TFPB ne s’appliquent pas à la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Si vous hésitez entre simple consultation du taux communal et analyse complète d’un bien avant vente, donation ou succession, une évaluation immobilière en valeur vénale peut aussi aider à replacer la fiscalité locale dans l’ensemble des charges attachées au bien.
Une méthode simple pour anticiper le montant à payer
- Recherchez la commune sur la base publique des taux locaux.
- Repérez le taux global de taxe foncière sur les propriétés bâties.
- Vérifiez séparément la présence d’un taux de TEOM.
- Gardez en tête que le taux affiché additionne plusieurs composantes locales.
- Contrôlez ensuite votre avis d’imposition, qui reste la référence pour le montant effectivement réclamé.
- Examinez enfin si votre situation peut ouvrir droit à une exonération, une réduction ou un dégrèvement.
Lorsque vous voulez vérifier vos droits, la fiche officielle de taxe foncière sur les propriétés bâties est le bon point d’appui. Si votre cas est particulier, le centre des impôts du lieu de situation du bien peut préciser la règle applicable.
Tableau de lecture rapide des informations officielles
| Information recherchée | Ce que vous verrez | Ce qu’il faut comprendre |
|---|---|---|
| Taux de TEOM | Une donnée séparée | Elle ne doit pas être confondue avec le taux de taxe foncière |
| Absence de TEOM sur la plateforme | Aucun taux renseigné | Il est possible qu’une REOM s’applique à la place |
| Écart entre plateforme et avis | Chiffres différents | Une harmonisation progressive des taux peut expliquer cet écart |
| Montant final à payer | Avis d’imposition | Le taux communal n’explique pas, à lui seul, le montant total |
Questions fréquentes
Où voir le taux de taxe foncière de ma commune en Seine-Maritime ?
Vous pouvez le consulter sur la plateforme publique de fiscalité locale des particuliers. Elle présente les taux votés par les communes et les intercommunalités, avec une lecture globale par taxe.
Le taux affiché correspond-il seulement au taux communal ?
Non. Pour la taxe foncière sur les propriétés bâties, la donnée affichée est un taux global. Elle additionne notamment des taux communaux, intercommunaux, ceux des syndicats de communes et certaines taxes annexes.
Pourquoi mon avis de taxe foncière ne reprend-il pas exactement le taux vu en ligne ?
Un écart peut exister en cas de commune nouvelle ou de restructuration intercommunale. Pendant une période d’harmonisation progressive, le taux appliqué peut différer temporairement du taux voté affiché sur la plateforme.
La TEOM fait-elle partie de la taxe foncière ?
Elle figure sur le même avis d’imposition, mais elle est présentée à part. L’administration l’isole pour éviter de fausser les comparaisons entre territoires, et plusieurs taux de TEOM peuvent exister dans une même commune selon les zones.
Qui paie la taxe foncière quand le logement est loué ?
En principe, le propriétaire ou l’usufruitier du bien au 1er janvier de l’année d’imposition paie la taxe foncière sur les propriétés bâties. En cas de viager avec réserve d’usage par le vendeur, c’est l’acquéreur qui la paie chaque année. La TEOM est également due, mais son remboursement peut être demandé au locataire car elle fait partie des charges récupérables.
Peut-on estimer le montant exact à payer avec le seul taux communal ?
Non, ce n’est pas suffisant. Le montant dépend du taux global, de la situation du bien et, selon les cas, d’une exonération, d’une réduction ou d’un dégrèvement.
Un logement vacant permet-il de ne plus payer la taxe foncière ?
Un dégrèvement peut être obtenu de façon exceptionnelle pour un logement destiné à la location mais non loué, si la vacance est indépendante de votre volonté, dure au moins 3 mois consécutifs et concerne tout le logement ou une partie louable séparément. Ce dégrèvement n’est pas automatique : vous devez déposer une réclamation auprès du centre des impôts du lieu de situation du logement. Les locations saisonnières et les locations meublées ne sont pas concernées par ce dégrèvement.
Sources
- Jeu de données - Fiscalité locale des particuliers | data.gouv.fr, data.gouv.fr
- Taxe foncière sur les propriétés bâties (TFPB) | Service Public, service-public.gouv.fr
À savoir. Le contenu des articles rédigés peut contenir des erreurs, des omissions ou des informations devenues inexactes depuis leur date de publication, malgré les contrôles effectués. Il est fourni à titre purement informatif : il ne remplace pas l’avis d’un notaire, d’un avocat, d’un expert-comptable ou d’un professionnel de l’immobilier, et le cabinet décline toute responsabilité en cas d’information erronée. Pour votre situation, appuyez-vous sur les sources officielles citées ou contactez-nous.

