Prélèvements sociaux sur revenus fonciers et plus-values immobilières
Les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers s’appliquent aux loyers d’une location vide et, avec des règles propres, aux plus-values immobilières des particuliers. Le taux dépend du type de revenu et du régime de sécurité sociale auquel vous êtes affilié.

Les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers et les plus-values immobilières concernent une large part des propriétaires, qu’ils résident en France ou non. Pour les loyers issus d’une location vide et pour les plus-values immobilières des particuliers, le principe est clair : ces revenus entrent dans le champ des contributions sociales, avec des aménagements précis selon votre affiliation à un régime de sécurité sociale.
Pour bien comprendre les prélèvements sociaux sur les revenus fonciers, il faut distinguer trois questions : les revenus concernés, le taux réellement applicable selon votre situation, et la façon dont ces sommes sont appelées. Sur la côte d’Albâtre, où de nombreux biens sont détenus comme résidences secondaires ou mis en location à l’année, cette distinction évite des erreurs au moment de déclarer un loyer ou de vendre un bien.
À retenir
- Les revenus fonciers provenant d’une location vide et les plus-values immobilières des particuliers figurent parmi les revenus soumis aux prélèvements sociaux.
- Dans le cas général, les revenus fonciers et les plus-values immobilières supportent 17,2 % de prélèvements sociaux, la location meublée non professionnelle 18,6 %.
- Si vous habitez en France, exercez votre activité dans un pays de l’EEE ou en Suisse et relevez du régime obligatoire de sécurité sociale de cet État, la CSG et la CRDS ne s’appliquent pas ; le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste dû.
- Pour les revenus fonciers déclarés dans les délais, l’avis d’imposition est adressé entre août et septembre.
Quels revenus immobiliers sont concernés
Selon Service-Public.fr, les prélèvements sociaux s’appliquent notamment aux revenus suivants lorsqu’il s’agit du patrimoine immobilier des particuliers :
- les revenus fonciers provenant d’une location vide ;
- les revenus d’une location meublée non professionnelle ;
- les plus-values immobilières des particuliers.
Pour les propriétaires bailleurs, la première vigilance consiste donc à bien identifier la nature du revenu déclaré. Un loyer issu d’une location nue entre dans les revenus fonciers. Une cession immobilière avec gain relève, elle, du régime des plus-values immobilières des particuliers.
Cette distinction intéresse surtout les bailleurs qui hésitent entre location vide et meublée. Le Cabinet Soudey propose des logements à louer à l’année sur la côte d’Albâtre, et sa gestion locative avec PCG Gestion concerne précisément les baux d’habitation à l’année, pas la location de courte durée.
Résident ou non-résident : les mêmes revenus visés
Pour ces revenus immobiliers, être résident ou non-résident ne change pas le taux : c’est l’affiliation à un régime de sécurité sociale qui compte.
Si vous êtes fiscalement domicilié hors de France
Certains revenus de source française restent soumis aux prélèvements sociaux, notamment :
- les revenus fonciers perçus en France ;
- les revenus d’une location meublée non professionnelle ;
- les plus-values immobilières.
Pour les propriétaires non-résidents, il est donc imprudent de penser qu’un départ à l’étranger fait disparaître d’emblée toute contribution sociale sur un bien conservé en France. L’administration fiscale invite d’ailleurs à vérifier sa situation auprès du service des impôts compétent, notamment via votre espace sur impots.gouv.fr.
Les taux selon votre situation
Les taux ne se lisent pas de la même manière selon la situation personnelle du contribuable. Pour les cas immobiliers les plus courants, les taux sont les suivants.
| Situation | Revenus visés | Taux indiqué | Conséquence |
|---|---|---|---|
| Résident ou non-résident, non affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d’un autre pays de l’EEE ou de la Suisse | Revenus fonciers et plus-values immobilières | 17,2 % (CSG 9,2 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %) | Taux non concerné par la hausse de la CSG prévue par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 |
| Même situation | Revenus d’une location meublée non professionnelle | 18,6 % (CSG 10,6 %, CRDS 0,5 %, prélèvement de solidarité 7,5 %) | CSG relevée à 10,6 % par la loi de financement de la sécurité sociale pour 2026 |
| Résident fiscal en France, travaillant dans un pays de l’EEE ou en Suisse, affilié à la sécurité sociale obligatoire de ce pays | Revenus du patrimoine, dont revenus fonciers et plus-values immobilières | Prélèvement de solidarité de 7,5 % | Pas de CSG ni de CRDS |
| Non-résident affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d’un pays de l’EEE (hors France) ou de la Suisse | Revenus fonciers, location meublée non professionnelle, plus-values immobilières | Prélèvement de solidarité de 7,5 % | Attestation sur l’honneur, justificatifs sur demande |
Deux points de vigilance méritent d’être soulignés.
- L’allégement à 7,5 % n’est pas lié au seul fait de vivre ou de travailler à l’étranger. Il suppose une affiliation à la sécurité sociale obligatoire d’un pays de l’EEE ou de la Suisse, selon les cas définis par l’administration.
- Pour un non-résident qui souhaite bénéficier de ce régime, Service-Public.fr indique qu’il faut attester sur l’honneur de sa situation et fournir les justificatifs si l’administration les demande.
Si votre situation a changé en cours d’année, ou si vous avez travaillé hors de France tout en conservant un bien en Seine-Maritime, un échange avec le service des impôts ou un professionnel du droit peut éviter une erreur de taux.
Comment les prélèvements sont payés
Le mode de paiement dépend de la nature du revenu.
Pour les revenus fonciers
Si vous avez effectué votre déclaration de revenus dans les délais, vous recevez entre août et septembre un avis d’imposition commun pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux. Cet avis indique le détail et le calcul des impositions, ainsi que les moyens de paiement utilisables.
Dans ce cas, vous n’avez pas de démarche particulière à accomplir pour payer les contributions sociales sur ces revenus : elles sont appelées avec l’imposition correspondante.
En cours d’année, les revenus fonciers donnent aussi lieu à un acompte de prélèvements sociaux, versé dans les mêmes conditions et selon la même périodicité que l’acompte d’impôt sur le revenu du prélèvement à la source.
Pour les plus-values immobilières
Lors de la vente, le notaire calcule la plus-value imposable et dépose la déclaration, accompagnée du paiement de l’impôt et des prélèvements sociaux dus. Vous devez ensuite reporter le montant de la plus-value sur votre déclaration de revenus.
Pour les non-résidents
Si vous avez déposé votre déclaration dans les délais, le service des impôts des particuliers non-résidents vous envoie lui aussi entre août et septembre un avis d’imposition pour vos prélèvements sociaux, avec le détail du calcul et les moyens de paiement.
Les cas d’allégement ou d’exonération à ne pas confondre
Sur ce sujet, la confusion est fréquente entre exonération d’impôt sur le revenu et exonération de prélèvements sociaux.
Un cas d’allégement est expressément prévu lorsque vous vivez en France, travaillez dans un État de l’EEE ou en Suisse et relevez du régime obligatoire de sécurité sociale de ce pays : dans cette situation, la CSG et la CRDS ne sont pas dues, et le prélèvement de solidarité de 7,5 % reste applicable. Pour les non-résidents, l’administration indique aussi que certains revenus de source française sont soumis aux prélèvements sociaux, tandis que d’autres en sont exonérés.
Exemple courant : pour une plus-value immobilière, l’exonération pour durée de détention est acquise après 22 ans pour l’impôt sur le revenu, mais après 30 ans seulement pour les prélèvements sociaux.
Pour une vente, la prudence consiste à vérifier votre statut avant la signature et avant toute déclaration, en particulier si vous résidez hors de France ou si vous travaillez à l’étranger. Si la valeur d’un bien doit être établie dans un autre contexte, comme une succession, une donation ou un partage, une expertise immobilière en valeur vénale peut aussi répondre à un besoin distinct de la fiscalité de la plus-value.
Les erreurs les plus fréquentes chez les propriétaires et vendeurs
- Confondre résidence fiscale et affiliation sociale. Le taux à 7,5 % ne découle pas du seul lieu de résidence.
- Oublier la différence entre location vide et meublée. Les revenus fonciers visent la location vide, alors que la location meublée non professionnelle relève d’une autre catégorie mentionnée séparément par l’administration.
- Attendre la vente pour vérifier sa situation de non-résident. L’administration demande, dans certains cas, une attestation sur l’honneur et des justificatifs.
Pour un propriétaire qui loue un bien à l’année ou envisage une cession, un contrôle préalable des déclarations et de la qualification du revenu reste souvent plus utile qu’une correction a posteriori. En cas de besoin sur l’évaluation d’un bien avant partage familial, l’expertise en valeur vénale répond à une logique patrimoniale différente de celle du calcul des prélèvements sociaux.
Questions fréquentes
Les loyers d’une location vide supportent-ils des prélèvements sociaux ?
Oui. Les revenus fonciers provenant d’une location vide sont soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %. Seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % est dû si vous êtes affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d’un autre pays de l’EEE ou de la Suisse.
Une plus-value immobilière est-elle soumise aux prélèvements sociaux ?
Oui, au taux de 17,2 %, sauf exonération, notamment pour la vente de votre résidence principale ou d’un bien dont le prix ne dépasse pas 15 000 €. Un abattement pour durée de détention s’applique à partir de la 6e année, et la plus-value est exonérée de prélèvements sociaux au-delà de 30 ans de détention, contre 22 ans pour l’impôt sur le revenu.
Un non-résident paie-t-il des prélèvements sociaux sur un bien situé en France ?
Oui pour certains revenus de source française : les revenus fonciers, les revenus d’une location meublée non professionnelle et les plus-values immobilières restent soumis aux prélèvements sociaux, au taux de 17,2 % (18,6 % pour la location meublée). Si vous êtes affilié à un régime obligatoire de sécurité sociale d’un pays de l’EEE ou de la Suisse, seul le prélèvement de solidarité de 7,5 % est dû. D’autres revenus, comme les livrets A ou les contrats d’assurance vie, en sont exonérés.
Quand reçoit-on l’avis d’imposition pour les revenus fonciers ?
Si la déclaration a été déposée dans les délais, l’avis d’imposition est adressé entre août et septembre. Pour un résident fiscal en France, il s’agit d’un avis commun pour l’impôt sur le revenu et les prélèvements sociaux.
Où vérifier sa situation si l’on vit ou travaille à l’étranger ?
Vous pouvez consulter la fiche officielle de Service-Public.fr et accéder à votre espace fiscal pour contacter le service compétent. Si votre situation mêle résidence hors de France, affiliation sociale étrangère et vente immobilière, un notaire ou le service des impôts peut utilement préciser le régime applicable.
Sources
- Prélèvements sociaux (CSG, CRDS...) sur les revenus du patrimoine et de placements | Service Public, service-public.gouv.fr
- Accueil impots.gouv.fr, impots.gouv.fr (Direction générale des Finances publiques)
- Plus-value immobilière: pour certains résidents, la CSG est remboursable, leparticulier.lefigaro.fr
- Plus-value immobilière lors de la vente d'un bien | Service Public, service-public.gouv.fr
- IR - Prélèvement à la source - Acompte sur les revenus fonciers (BOI-IR-PAS-20-10-20-30), bofip.impots.gouv.fr
- RFPI - Plus-values immobilières - Obligations déclaratives et de paiement, bofip.impots.gouv.fr
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